Comprendre le choc culturel inversé

Comprendre le choc culturel inversé

L’expatriation, est terminée. Si pour certains le retour se fait attendre et les jours sont comptés, pour d’autres, il s’agit d’un vrai choc. Autrement appelé le blues des expatriés qui reviennent en France, le choc culturel inversé existe vraiment (et croyez-moi, ce n’est pas plus agréable que le choc culturel…).

Ce sentiment douloureux quand, non, tu ne veux pas rentrer à la maison. Tu n’es pas plus prêt(e) que tes valises, et le départ est vécu comme un déchirement. Sûrement que tu refuses d’entendre parler du retour et tu n’es pas non plus très excité face aux messages de tes proches, qui eux, ont hâte de te retrouver. Du coup, tu profites, profites, profites… mais ton billet d’avion est là pour te rappeler à l’ordre. Il faut rentrer.

Au retour d’une expatriation, nous sommes très souvent vus comme des Français « étranges », qui ne semblent plus très bien se rendre compte de leur chance. En faite, si, on est content et heureux –mais pas que-. Après l’excitation du retour, la joie des retrouvailles, le retour à la réalité peut être plus ou moins difficile, voir très difficile. Même après s’être remis du décalage horaire, ce sentiment de décalage est toujours là, bien présent. On a alors le sentiment de ne pas être à sa place, dans son propre pays. Et pourtant, pour ceux qui diront que nous faisons des manières, ce choc est bien reconnu par les spécialistes. Tu ne l’as pas choisi, mais ton moral est mit à dure épreuve, c’est un réel choc. Ton coeur est partagé entre une multitude de sentiments. Joietristesse, excitation, appréhension, espoirdésespoir. Et finalement, tu décides de faire avec et de t’en sortir. Comment?

Les étapes

 

– Réaliser :

Te voilà assis dans un avion, non pas pour une nouvelle destination, mais un endroit que tu connais bien, chez toi. Retour à la maison, chez papa maman, dans ton petit village ou bien même ta grande ville. Je crois que c’est ce moment de flottement que je déteste le plus, où je me retrouve dans l’avion, à attendre (d’arriver), sans vraiment en avoir envie (mais un peu quand même), ne voulant rien faire mais en essayant tout de même de s’occuper pour oublier. Oui, pour oublier où tu es et où tu vas. Il est pourtant temps de réaliser qu’une nouvelle aventure commence. Et pas la plus facile.

– Collecter les souvenirs :

Même si ton corps est bel et bien ici, ton coeur et ta tête sont encore un peu là bas. Et c’est donc le bon moment pour collecter tous tes souvenirs. Les trier, les partager, les imprimer ou même seulement les regarder. (Oui, c’est vrai que tu auras l’air d’une dépressive, la larme à l’oeil, à regarder tes souvenirs mais -ce n’est pas grave-). Pleure, un bon coup!

– Accepter :

Accepter que, tout le monde ne veuille pas entendre parler de tes histoires à longueur de journées. Tu dois accepter que certaines personnes sont jalouses, n’aient pas le temps ou ne soient tout simplement pas intéressées. Oui, je sais, ce n’est pas toujours facile à accepter. De plus, cela ne fait qu’empirer ton sentiment de « choc culturel inversé« . Sache qu’il y aura toujours des personnes curieuses  et intéressées qui écouteront tes belles histoires et péripéties avec intérêt. Il faut seulement que tu acceptes que ces personnes ne sont pas forcément celles que tu avais envisagé. Ne te laisse pas déstabiliser par la critique et entoures toi des bonnes personnes.

– S’entourer :

S’entourer si possible de personnes qui peuvent potentiellement te comprendre, des anciens expatriés. Parce que oui, être expatriés ensemble, ça rapproche. Ils ont vécu la même chose que toi, et s’ils ont aimé leur vie autant que toi, alors ils vont sûrement aussi expérimenter ce « choc culturel inversé« . Ils seront là pour te comprendre, en discuter. Alors, pas la peine de se lamenter ensemble sur WhatsApp, mais parfois, un appel ou un message pour se remémorer les bons moments, ça fait du bien. Et puis, c’est toujours réconfortant de savoir que tu n’es pas seul!

– Expliquer :

Il faut que tu essayes d’expliquer ce sentiment inexplicable à tes proches. Il faut que tu trouves tes mots face à ce « choc culturel inversé« . Même si, avec cette impression d’être physiquement quelque part, avec la tête ailleurs, ce n’est pas facile. Oui, comme si on t’avait coupé la tête et que seul ton corps avait pris l’avion (avec les larmes dans l’aéroport en bonus!). Je pense pourtant qu’il est indispensable d’essayer d’en parler, par exemple aux personnes que tu devras ré-apprendre à côtoyer au quotidien. Si ce n’est pas très agréable pour toi, ça ne l’est pas beaucoup plus pour eux, qui, souvent, ne comprennent pas.

– Re-découvrir :

Jouer le touriste de ta ville. Parce que, c’est sûrement comme ça que tu te sentiras à ton retour (après une période suffisamment longue). C’est le bon moment pour redécouvrir ton pays, comme s’il s’agissait d’une nouvelle destination. C’est le bon moment pour prendre les choses du bon côté et de relativiser. Il y aussi plein de belles choses ici, et c’est aussi en partant que tu apprends à mieux les apprécier. Alors, prends des photos. Explore. Profite, de ces choses que tu voyais tous les jours et qui, finalement, ne sont pas si mauvaises/moches mais plutôt belles! C’est le moment de redécouvrir!

– Être patient :

Il faut que tu sois patient. Il faut que tu « laisses le temps au temps ». En effet, le temps sera sûrement ton meilleur allié et tu dois le laisser t’aider à faire passer les choses plus facilement. Cela peut être plus ou moins long, mais beaucoup de choses t’attendent à ton retour. Tu dois réapprendre à vivre dans ton pays. Réapprendre toutes ces choses que tu faisais avant mais que tu ne fais plus.

– Rester positif !

C’est sûrement le meilleur conseil que je puisse te donner. Entoure toi de personnes positives que tu peux trouver autour de toi. Ces personnes qui t’aident, t’encouragent et te font apprécier ton retour. C’est le bon moment de te séparer de ces personnes qui te font aller vers le bas plus que vers le haut. Non, tout n’est pas mieux ailleurs, souviens toi de toutes ces choses qui te manquaient lorsque tu étais à l’étranger. Bon, moi du coup je pense directement au fromage. La vie est belle!

– Repartir :

Bouger, voyager, repartir. Et pourquoi pas? C’est sûrement la chose dont tu auras le plus envie à ton retour. Si, pour X raisons il n’est pas possible pour toi de repartir (du moins à l’étranger), profites en pour bouger et faire plein de choses… en attendant le prochain voyage.

17 thoughts on “Comprendre le choc culturel inversé

  1. Coucou ! Pour ma part, ce sentiment est souvent présent aux RETOURs de vacances… courtes ou longues, les larmes COULENt. Le seul moyen De rompre avec cette situation pour moi et de prévoir un autre voyage ou week-end!

  2. Coucou ! J’ai beaucoup voyagé sur des périodes de 1 an/an et demi, depuis enfant et j’avoue que je n’ai jamais ressenti tout cela. Je ne connaissais pas du tout. Mais ca doit être difficile à vivre.

  3. Je n’avais jamais vraiment pensé a CA. Je suis partie « loin » de chez moi, a 800 KM ce n’est pas grand chose mais c’était different, une ville differente, un monde different et revenir chez moi apres avait ce coté étrange et maintenant j’ai les mots, et le nom et je comprend mieux. Je pense que bien sur c’est plus fort quand on part très loin… Tu as raison rester positive c’est le plus important

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